Département de la Haute-Marne

Données statistiques :

Superficie :

6210 Km²

Population :

204 000 h.

Alt. max. :

523 m.

Densité :

33 h/Km²

Alt. min. :

117 m.

Principales villes :

Chaumont : 27 000 h. (préfecture)

Joinville : 4 750 h.

Saint-Dizier : 33 600 h (sous-préfec.)

Wassy : 3 300 h.

Langres : 10 000 h. (sous-préfec.)

Bourbonne : 2 760 h.

Evolution :

Le département de la Haute-Marne fut créé en 1790 dans ses limites actuelles. Construit à cheval sur les 4 anciennes provinces : Champagne, Bourgogne, Lorraine et Franche-Comté, sa constitution fut particulièrement ardue. A l'origine, constitué de six districts : Bourbonne, Bourmont, Chaumont, Joinville, Langres et Saint-Dizier, eux même divisés en 24 cantons, le département ne sera plus constitué que de trois arrondissements en 1800 : Chaumont, Langres et Wassy. Aprés consultation du corps électoral, Chaumont fut choisi comme chef-lieu de préférence à Langres en raison de sa position plus centrale. La taille des départements Français avait d'ailleurs été déterminée de manière à ce que les concitoyens les plus éloignés pussent joindre le chef-lieu en une journée de voiture (à cheval). Le département comptait alors 228 623 habitants, population rurale essentiellement.

Durant les périodes révolutionnaires et de l'empire, les hauts-marnais manifestèrent leur patriotisme par des enrôlement nombreux dans les armées. Ils plébiscitèrent de manière écrasante les institutions consulaires et impériales.

Le territoire supporta cependant, une fois de plus, les misères de la guerre. Ce furent d'abord les réquisitions pour les besoins des armées, la transformation de plusieurs forges en fabriques d'armes, des pertes humaines dans les rangs des engagés.

Puis ce fut l'occupation des troupes étrangères, des Russes, des Prussiens et des Autrichiens avant la chute de Napoléon.

Sous la restauration et la monarchie de Juillet, la paix retrouvée permet des progrés économiques dans l'agriculture, le commerce et l'industrie. La métallurgie en particulier détient le premier rang dans la production nationale.

La concurence du fer Anglais, le coup élevé du chauffage des hauts fournaux au charbon de bois, l'épuisement des gisements amèneront le déclin rapide de la production sidérurgique du département.

Cependant, de grands progrés ont été fait, surtout en matière de transport et de voies de communications. Le réseau routier est amélioré, les premières voies ferrées furent construites de Blesmes à Gray et de Paris à Muhlouse.

La guerre de 1870 brise cet épanouissement. Les Prussiens occupent le pays. Ils s'y heurtent aux francs-tireurs et aux troupes régulières. Des combats font rage à Longeau, Prautoy, Perthes. Nogent est bombardé et incendié. Les contributions de guerre et les réquisitions saignent le pays.

Sous la Troisième République, la condition paysane s'améliore lentement. Cependant, l'invasion du Phylloxera anéantira le vignoble haut-marnais et la baisse du cours des céréales favorisera un accroissement du cheptel bovin.

La métallurgie achève sa reconversion en remplaçant les forges d'autrefois par des fonderies, des tôleries, des tréfileries, des ateliers de construction mécaniques qui se servent du fer amené de Lorraine.

La construction du canal de la Marne à la Saône favorise le transport des matières pondéreuses. Les usines se concentrent alors dans la vallée de la Marne et surtout au nord du département où Saint-Dizier prend un essor considérable.

Pendant la guerre de 1914-1918, les pertes humaines extrêmement importantes ont agravé le déclin démographique et stoppé la croissance économique.

Lors de la seconde guerre mondiale, le département souffre encore plus. L'occupant impose les restrictions, les réquisitions, les déportations pour le travail obligatoire en Allemagne. Des groupes de résistants sont décimés, des villages subissent des représailles, des otages sont exécutés. A la fin de la guerre, la population aura baissé à 181 840 habitants (ils étaient 268 000 sous le Second Empire).

Cependant, l'aprés-guerre voit la Haute-Marne enregistrer des progrés spectaculaires dans le domaine de l'agriculture.

Les aménagements fonciers, les remembrements, la mécanisation, l'emploi intensif des engrais, les assolements plus rationnels, ont fait bondir la production des céréales. Des cultures nouvelles sont apparues comme certaines plantes fouragères, les oléagineux, les betteraves. L'élevage des bovins, des moutons et des porcs s'est intensifié et s'est perfectionné.

L'industrie métallurgique s'est également diversifiées. Elle s'est orientée vers des gammes de produits de transformation (matériel agricole, fonte sur modèle, ressorts, quincaillerie, articles émaillés). D'autres industries légères sont apparues comme le moulage des matières plastiques, le montage d'appareils électriques, la transformation du bois, l'industrie alimentaire. Ce ne sont cependant que de petites ou moyennes entreprises dispercées sur tout le territoire.

Pourtant, ces restructurations n'ont pas évité la baisse alarmante de population qui de 214 340 h. en 1968 est passée à 212 304 h. en 1975, 210 670 en 1982 et 204 067 en 1990. Les campagnes souffrent de désertification et certains cantons comme celui d'Auberive sont passé à une densité inférieure à 10 h./Km²

Aujourd'hui, face à ce problème, les collectivités locales s'orientent vers des regroupements d'intéret commun. (communauté de communes des 3 forêts - CC3F)

 

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